Le Growth Hacking est-il un état d’esprit ou une véritable méthodologie?

Le Growth Hacking est-il un état d’esprit ou une véritable méthodologie?

D’après vous, quel est le point commun entre Facebook, Uber, AirBnB et… Emmanuel Macron?

Avant, ils étaient inconnus mais du jour au lendemain, leurs noms sont sur toutes les lèvres. Pourquoi? Comment?

Le Growth Hacking, qu’est-ce que c’est?

 

Le Growth hacking, en français, littéralement traduit par “piratage de croissance” est un terme inventé par Sean Ellis, le fondateur du concept même de Growth Hacking et de la plateforme growthhackers.com. Contrairement à la récente vague d’articles liés à ce sujet, le terme n’est pas nouveau puisqu’il date de 2010. Il provient notamment de l’analyse triangulaire des techniques utilisées par les startups digitales à succès, pour expliquer leurs croissances exponentielles: Facebook, Instagram, Uber, Airbnb, etc…

L’objectif est donc de développer rapidement la croissance d’une startup, à moindre coût et par tous les moyens.

Le Growth hacking est-il un simple état d’esprit ou une véritable méthodologie d’accroissement des utilisateurs du service ?

 

Le Growth Hacking ou la pensée critique comme ligne directrice

 

Quand on parle de Growth Hacking, on fait obligatoirement référence à la pensée critique. Pas celle de la philosophie développée dès l’antiquité mais la pensée disruptive évoquée par Sean Ellis. En effet, chaque startup à succès a, à un moment, cassé des codes, balayé des pré-requis, flirté avec les règles pour accéder à l’accélération d’une croissance tant recherchée.

Effectivement, pour acquérir très rapidement une base d’utilisateurs qui deviendra exponentielle, il faut chercher à marquer les esprits des internautes qui communiquent facilement. Toute idée ou technique originale est donc la bienvenue !

Marc Zuckerberg, attire ses premiers utilisateurs en leur proposant de choisir entre deux étudiantes de Harvard laquelle est la plus sexy => effet buzz. Par la suite il ira jusqu’à scrapper les adresses mails des Universités pour promouvoir son réseau social.

Cet exemple nous permet de bien comprendre ce qu’est le Growth hacking :

  • Marketing créatif : Développer une idée en rupture avec les codes. En 2003, Facemash permet à chaque étudiant de créer une page Internet jusqu’alors réservé aux experts du codage.
  • Marketing automation : L’acquisition des premiers leads à la limite de la légalité, scrapper un site Internet est, interdit !
  • Développement technique innovant : Chacun nourrit le site avec des photos et commentaires.
  • Les tests, analyses des données des internautes, …
  • …Permettent une amélioration constante de l’expérience utilisateurs…
  • Lean marketing: …ainsi qu’une amélioration continue des services proposés.

 

Growth hacking

Un cercle vertueux qui s’auto-nourrit pour développer la croissance de la société.

 

Le Growth hacking, peut-il être une méthodologie miraculeuse?

 

Hélas, je vais vous répondre de suite qu’en matière de marketing, il n’y a pas de recette miracle! Là, où certaines agences vous diront que le Growth Hacking “ça marche!”, et, quelque part, elles auront  raison, c’est parce que certaines stratups ont mis en place des techniques qui ont fonctionné pour ELLES. Copier la méthodo de l’une ou de l’autre ne fonctionnera pas car le Growth hacking, c’est avant tout briser les codes.

En revanche, certaines techniques marketing, comme l’Inbound marketing peuvent contribuer à la mise en place de stratégie de Growth Hacking. La plus utilisée est la méthodologie AARRR.

La technique AARRR, est la mise en place de metrics ou KPI’s permettant une surveillance accrue du marché. Pour cette partie d’article, passons aux chiffres. Vous maitrisez Analytics? Si ce n’est pas le cas, faites un petit tours sur notre article qui vous expliquera quelles datas pour vos KPI’s:

  • Acquisition – Attirer de nouveaux utilisateurs (qualifiés): Ils représentent votre CA potentiel. Le trafic gratuit SEO et publicitaire SEA sont de véritables sources de visites.
  • Activation – Transformer le visiteur en prospect:
    • Une fois sur le site, vous pouvez l’inviter à réaliser une action. Par exemple, enregistrer son adresse mail via un CTA (bouton call to action).
    • Vous pouvez également mesurer certains taux qui vous donneront des indices, comme la durée moyenne de la session, le type de pages vues par sessions, etc…
  • Retention – Vos visiteurs deviennent des utilisateurs actifs: c’est l’accumulation et l’analyse des chemins de visites d’un même prospect. Vous pouvez ainsi vous référer à :
    • la fréquence d’activité des utilisateurs,
    • engager des actions qui feront revenir vos visiteurs comme la publication de posts ciblés, donc travaillez bien vos personas,
  • Referal – L’utilisateur devient ambassadeur: Augmenter la base de vos utilisateurs grâce à leurs voix et leurs partages. Le client partage les valeurs et action de l’entreprise et devient ainsi un ambassadeur, par
    • Le partage ou repost sur les réseaux sociaux,
    • le parrainage,…
  • Revenu – Grâce au chemin parcouru depuis le premier A vous aurez suffisament de données pour vous permettre de savoir quels canaux de conversion vous apportent le meilleur ROI.

Voici donc une méthodologie intéressante et utile que vous pourrez utiliser quelle que soit votre stratégie digitale. Cependant, pour trouver l’essence même du Growth hacking, il faut aller chercher dans la créativité de ceux qui ont réussi! Car, si on cite les startups qui ont réussi, on oublie volontairement le nom (et le nombre) de celles qui s’y sont frottées sans jamais parvenir à conquérir cette croissance exponentielle tant recherchée.

Le Growth Hacking tient surtout à la capacité de casser des codes techniques (codage), au coté décalé d’un produit, d’un service, au canal de vente d’une innovation, aux moyens de communication… Il n’existe plus de règle pour croître!

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